Adoption des technologies

La technologie est toujours surestimée au départ, puis sous-estimée à long terme.

L’adoption de la technologie se mesure par le taux d’équipement en pourcentage de la population au cours du temps. Historiquement, elle suit une courbe quasi plate (peu de gens connaissent la nouvelle technologie) puis exponentielle (la population s’équipe) avant de devenir à nouveau quasi plate lorsque presque tout le monde est équipé.

Cela se vérifie avec le nombre d’adresses IP connectées au « réseau des réseaux » informatiques : Internet.

Source ICANN

En fait, cela se vérifie avec presque toutes les technologies de télécommunications, et il semble que plus une technologie est récente, plus l’adoption est rapide car elle s’appuie sur des réseaux et des infrastructures qui existent déjà :

Dans les domaines de la psychologie sociale et du marketing, il existe plusieurs travaux de référence qui expliquent où, quand et comment la technologie est adoptée :

  • Everett Rogers, Diffusion of innovations (1962)
  • Robert Cialdini, Influence : The psychology of persuasion (1984)
  • Geoffrey Moore, Crossing the Chasm (1991)
  • Malcolm Gladwell, The tipping point (2000)
  • Forrester Research Inc., Social technographics (2007)
  • Chris Maloney, The 16 % rule (2010)
  • Gartner Inc., Gartner Hype Cycle (2000)

Chaque nouvelle technologie est d’abord adoptée par un groupe de précurseurs appelés innovateurs, prêt à la tester. Un fois qu’un minimum de fonctionnalités sont présentes, un second groupe early adopters est prêt à l’adopter. Malcom Gladwell considère que passé 16% de la population, une nouvelle technologie se heurte à un défi considérable : conquérir ceux qui veulent une solution complète, pratique, sans effort, et qui représentent la majorité de la population.

C’est ce schisme en terme d’expérience utilisateur et de preuve sociale qui fait qu’une technologie réussit ou non.

L’effet de réseau est à la fois une cause et une conséquence de cette preuve sociale.

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