L’économie en bref

Schéma inspiré des travaux de Jean-Marc Jancovici. Le capital n'est pas un facteur de production mais une boucle de rétroaction du système productif.
Schéma inspiré des travaux de Jean-Marc Jancovici. Le capital n’est pas un facteur de production mais une boucle de rétroaction du système productif.

Complexité

L’économie est bien plus qu’une discipline qui se suffit à elle-même  :

  • L’économie utilise les ressources naturelles disponibles pour produire des biens et des services sensés répondre à une demande de la population.
  • Pour transformer les ressources en biens et en services, le système économique a besoin de travail et surtout d’énergie (travail mécanique), qui a permis d’augmenter massivement la productivité, autrement dire de produire de plus en plus à investissement égal (en capital et en travail, c’est à dire en infrastructures, machines et employés), d’où l’idée de croissance.
  • Enfin, la population utilise de la monnaie pour échanger ces produits et services, en mesurer la valeur épargner, ou investir. Le capital est à la fois un facteur (l’investissement) et une conséquence (l’épargne) de l’économie.
Représentation animée des phases de la structure économique. L'énergie joue un rôle central depuis deux siècles.
Représentation animée des phases de la structure économique.
L’énergie joue un rôle central depuis deux siècles.

Champ

religion pétroleAutour de ces grands aspects interviennent bien entendu une multitude de facteurs et de disciplines à commencer par la population (démographie), les relations humaines (sociologie, politique), les chiffres et les probabilités (mathématiques), les comportements (psychologie collective), l’environnement (l’écologie), voire même des notions de physique comme la relation entre la masse et l’inertie…etc.

En d’autres termes, l’économie ne peut s’aborder que par une approche pluridisciplinaire, ce qui pose problème quand on connaît la tendance à la spécialisation professionnelle des individus.

Interdépendance

Pour résumer, nous avons une chaîne complexe avec :

  • une base : les ressources naturelles
  • un outil : de plus en plus d’énergie, assistée, optimisée et complétée par le travail humain
  • un produit : les biens et services
  • un moyen d’échange pratique devenu une fin : l’argent

L’économie est une économie de marché à l’échelle mondiale, c’est à dire que les agents économiques (ménages, entreprises, investisseurs…etc) sont a priori libres dans les opérations économiques (vente, achat, investissement, embauche…etc) qu’ils font pour que l’économie fonctionne. On parle d’échelle mondiale car ils peuvent agir dans l’ensemble du monde : par exemple, une entreprise américaine comme Apple peut revendre un téléphone en France après l’avoir fait construire à Taïwan et grâce à l’argent apporté par des investisseurs saoudiens ou allemands. L’économie mondiale porte à la fois sur les biens (par exemple un vélo), les services (par exemple une assurance) et les capitaux (par exemple un investissement dans une société).

L’équilibre entre l’offre et la demande

marchéCe qui caractérise une économie de marché, c’est bien évidemment l’existence d’un marché, c’est à dire d’un espace où l’offre doit rencontrer la demande, tout comme sur un vrai marché ceux qui achètent des pommes de terre rencontrent ceux qui en vendent. Si un marchand de pommes de terre les vend chères alors que personne n’en veut ou n’a les moyens d’en acheter, il faudra qu’il baisse son prix parce que l’offre est supérieure à la demande : on parlera de déflation. Si à l’inverse tout le monde veut des pommes de terre ou a les moyens d’en acheter alors qu’il y en a peu en vente (pénurie), les marchands vont pouvoir remonter le prix : par abus de langage, on parle d’inflation.

Cet équilibre est sensé reposer sur le travail

Ce qui permet aux entreprises de vendre et de réaliser des bénéfices, c’est la présence et la solvabilité (en principe) d’acheteurs potentiels. Et ce qui permet aux clients d’exister et d’acheter est leur source de revenu : c’est l’argent dont ils disposent. Avec la forte réduction des petits entrepreneurs, artisans et commerçants (constitution d’oligopoles), cet argent vient la plupart du temps du salaire qu’ils ont.

Il existe des exceptions qui peuvent prendre de l’importance comme l’argent qui vient de la rente, particulièrement en France. Mais la rente est théoriquement une source de revenu secondaire liée à un travail préalable : on ne peut être rentier qu’après avoir utilisé son salaire pour acquérir le bien qui permet de toucher cette rente (ou qu’un parent l’ait fait et qu’on ait hérité de lui). Autrement dit, dans un monde libéral idéal, le capital est sensé être du travail passé accumulé…mais le capital de Pierre peut s’être constitué grâce au travail de Paul.

Pour Keynes, il faut retenir le cycle suivant : le travail donne le salaire, le salaire permet d’acheter, les achats des clients permettent aux entreprises d’embaucher et d’investir…etc. Une lecture différente (Say) met l’accent sur l’offre qui crée sa propre demande : en stimulant l’innovation et la production, on peut créer ou développer de nouveaux marchés créateurs d’emplois.

Mais il ne faut pas confondre les fins et les moyens : l’économie est au service de l’humain. Avant d’avoir des désirs consuméristes après suggestion publicitaire/mode, l’Homme a des besoins (alimentation, santé, vêtements, transports…etc). Jusqu’à nouvel ordre, un Iphone ne se mange pas…Une politique de l’offre peut être efficace comme stratégie complémentaire mais au contraire de l’offre, la demande existe en elle-même.

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